MoUtOnCaNaRd
jeudi 08 mai 2008 à 11:09
L’
amour est un
sentiment envers un être ou une chose qui pousse les personnes qui le ressentent à adopter un
comportement, plus ou moins
rationnel, les entraînant principalement à rechercher une proximité pouvant être
tendre, physique,
passionnée, intellectuelle,
spirituelle, voire imaginaire (
érotomanie), vis-à-vis de l'objet de cet amour.
L'amour peut être, selon la situation, faible, fort ou obsessionnel. Selon ces critères, il peut être plus ou moins contrôlé par la personne qui le ressent.
Par extension, l'amour désigne nombre de choses qui sont liées à ce sentiment, telles que, par exemple, l'objet de cet amour (« Mon amour »).
Une émotion complexe L’amour est une émotion affective à la fois simple et complexe, perturbée par les cultures, débattue depuis des siècles et encore débattue de nos jours. Cet attachement affectif est un sujet de
biologie (pourquoi l'amour), de
psychologie (l'impact de l'amour et de son absence), de
sociologie (son rôle dans les relations humaines), de
philosophie (dans quel but aimer ?), de
théologie (l'amour de Dieu), d'
Art (l'amour dans tous ses arts), de
divertissement (les plaisirs de l'amour), d'
économie (le commerce de la rencontre amoureuse) et de
sciences exactes (les molécules mises en jeu).
Aspect neurologique et biochimique du sentiment amoureux Le désir charnel, la passion amoureuse, se caractérisent d'un point de vue biochimique par la libération de
phéromones et la modification des
taux hormonaux. Cet état altéré de l'esprit, inhibant notamment les aires cérébrales associées à la critique de l'autre et à l'ennui, peut durer plusieurs années.
Chez les animaux, par exemple, une intervention dans un processus naturel comme l'accouchement perturbe l'attachement de la femelle envers son petit. Ainsi, « des brebis parturientes ayant subi une anesthésie péridurale ne manifestent pas de comportement maternel. »
[6].
Comportement et langage Paradoxalement, l'acte le plus naturel du monde (la
reproduction) tout comme certaines fonctions corporelles (la
défécation) sont accompagnés chez l'Homme d'interdits sociaux visibles au niveau du langage et du comportement. Il existe dans toutes les sociétés humaines des
tabous relatifs à ces fonctions : l'Homme est le seul animal qui se réunit en groupe pour manger mais s'isole pour déféquer. De même, l'acte sexuel se fait de préférence dans l'isolement (l'amour en groupe est considéré comme
déviant). Le langage est lui-même empreint de ces valeurs morales qui distinguent ce qui est "propre" de ce qui est "sale". De tous temps les
religions ont réprimé ces
pulsions et se sont servi de leur influence sur le psychisme (menace de souffrances infinies dans un autre monde...) pour mieux embrigader les crédules (voir
libertinage,
célibat,
abstinence) ou au contraire pour en faire le centre de leur philosophie dans certaines sectes (le
gourou s'adjuge toutes les
femelles du groupe). Le langage distingue ainsi dans sans doute toutes les langues du monde plusieurs niveaux pour désigner la
copulation : poétique (
union), vulgaire (
baiser et une infinité d'autres termes), médical-scientifique (
coït) etc. Quelques exemples d'euphémismes qui évitent d'être trop explicite : alors que les expressions
faire l'amour,
to make love sont sans équivoque, on préfère éviter la formulation directe (choquante) en disant "coucher avec quelqu'un" ou même
to sleep with somebody en anglais,
mit jemandem schlafen en allemand (alors que justement il n'est pas question de dormir !). Au même titre,
sich lieben (
s'aimer en allemand) reste ambigu et peut désigner autant le sentiment que l'acte charnel. Le
choix du partenaire résulte en fin de compte d'un équilibre subtil entre l'
attirance consciente ou culturelle (goûts communs, littérature, musique, niveau de langage, richesse, comportement social etc.) et l'
attirance inconsciente ou naturelle (physique, odeur, sentiment de sécurité en vue de la procréation etc.).
Bah alors funky...c'est quoi ces papillons dans ton ventre???