nerelucia
lundi 28 avril 2008 à 10:14
Pour comprendre ce qui se passe en Autriche, il faut lire les thèmes des écrivains majeurs- actuels- autrichiens :
http://www.bibliomonde.com/auteur/joseph-winckler-347.html« Winckler est très tôt confronté à l'hostilité du monde rural qui l'entoure : dans son récit, Le serf, sont dévoilées la brutalité, l'arriération mentale des paysans, leur haine envers les juifs, les homosexuels et tout ce qui n'est pas conforme aux rituels orchestrés par l'église catholique.
« …"Serf de la mort", il compose avec ce livre tourmenté une symphonie funèbre aux thèmes vengeurs : la violence ordinaire de celui qu’il appelle "le laboureur", son père; la folie croissante d’une sœur à jamais figée dans ses voiles de deuil ; le lent déclin de sa mère; la vie méprisée des servantes et des valets de ferme ; la toute-puissance d’un catholicisme qui exalte la souffrance et n’a plus d’autre fonction que répressive »
http://www.bibliomonde.com/livre/cinquieme-annee-582.htmlMarlen Haushofer, la cinquième année :
« … Au cours de la cinquième année de sa vie, une petite fille s'aperçoit que la solitude, la violence ou la mort sont juste en lisière de sa quiétude. Cette sensation, tous les personnages du livre l'éprouveront à leur tour, telle cette femme qui, dans un lit d'hôpital, voit revenir dans un rêve ses appréhensions d'enfants. Comme si l'auteur voulait signifier qu'un jour l'angoisse nous met un fil à la patte, et que par là, des années plus tard, elle viendra nous reprendre. » (extrait de la présentation de l'éditeur)
http://www.bibliomonde.com/livre/nuit-583.htmlLa nuit, même auteur :
« Si les thèmes de la nuit, de la peur, de l'enfermement, de la punition, de l'oppression domestique, de l'invisible menace sont si présents dans les livres de Marlen Haushofer, c'est petit-être parce que la romancière autrichienne n'a cessé toute sa vie d'exorciser des craintes qui sont le lot commun de l'enfance. À la fois plausibles et fantasmatiques, effleurant bien souvent l'intime mémoire du cauchemar, les récits qui composent ce volume semblent en vérité projeter sur l'âge adulte, par un effet de macroscopie, quelques-unes des appréhensions les plus sensibles de l'âge tendre. Voici en tout cas un recueil empreint d'inquiétude et de révolte étouffées, qui apporte une belle conclusion à la publication de cette œuvre révélée en France, il y a près de dix ans, par le fameux Mur invisible. »