06/12/2007
Il était temps que Bob Gainey donne un coup de main à Guy Carbonneau. N'est-ce pas lui, d'ailleurs, qui avait déclaré à la fin du camp d'entraînement que le Canadien comptait 26 joueurs capables de jouer à Montréal?
Maxim Lapierre et Ryan O'Byrne ne sont pas des sauveurs, mais ils ne peuvent certainement pas faire pire que certains joueurs qui sévissent chez le Tricolore depuis le début de la saison.
Pour commencer, Lapierre n'aurait jamais dû être retourné aux Bulldogs de Hamilton. C'était à se demander ce qu'il avait bien pu faire de mal.
Personne ne niera qu'il a connu un camp en deçà des attentes, mais Mikhail Grabovski ne s'était pas suffisamment illustré non plus pour obtenir la chance d'entreprendre la saison avec le grand club. Ce dernier captait peut-être l'attention avec de belles feintes, mais il ne produisait pas pour autant.
Lorsque la saison a pris son envol, on a été en mesure de constater rapidement qu'il ne faisait pas le poids, tant au sens propre que figuré.
Approche à repenser
Pendant qu'on y est, le service de recrutement de l'organisation montréalaise aurait intérêt à refaire ses devoirs avec les jeunes joueurs qu'elle repêche en territoire russe.
Si Andrei Kostitsyn, Alexander Perezhogin, qui est retourné jouer dans la Super ligue de Russie cette année, et Grabovski rêvaient autant à la Ligue nationale dans leur adolescence qu'ils le racontent, ils auraient dû prendre les moyens pour s'adapter au style de hockey nord-américain et à notre mode de vie à cette époque.
La marche est déjà assez haute à franchir pour n'importe quel jeune joueur aspirant à une carrière dans la Ligue nationale, sans avoir à se familiariser en plus avec un nouveau hockey et une nouvelle langue.
Alexander Radulov ne se félicitera jamais assez de s'être rendu à l'invitation de Patrick Roy afin de parfaire son apprentissage junior à Québec. Il n'a disputé que 11 matchs dans la Ligue américaine avant de faire le saut avec les Predators de Nashville.
Marian Hossa répète qu'il ne serait jamais passé directement des rangs juniors à la LNH s'il n'était pas passé par la Ligue de l'Ouest.
Ce n'est pas donné à tous les joueurs, certes, mais quand on est jeune et qu'on désire jouer dans la plus grande ligue de hockey du monde, il faut foncer.
La chance de leur vie
Lapierre et O'Byrne doivent se dire la même chose maintenant qu'ils se retrouvent avec le Canadien.
Ils doivent tout faire pour saisir la chance qui s'offre à eux.
Ils n'ont pas été rappelés pour regarder passer la parade.
S'ils effectuent le travail qu'on espère d'eux, ils délogeront sans doute des membres réguliers de l'équipe, qu'ils s'appellent Kostopoulos, Dandenault, Bégin, Streit, Bouillon, Brisebois ou même Smolinski qui vient d'être promu dans le premier trio ! C'est la loi du sport. Les deux jeunes devront se salir le nez..
Lapierre devra déranger l'adversaire, comme il aime le faire, et ne pas s'en laisser imposer par personne.
O'Byrne devra faire la démonstration qu'en plus d'être grand et gros, il peut être méchant et faire mal le long des rampes.
Il leur faudra jouer comme si leur carrière en dépendait. À vous, messieurs! Ça commence ce soir contre les Bruins...
Il était temps que Bob Gainey donne un coup de main à Guy Carbonneau. N'est-ce pas lui, d'ailleurs, qui avait déclaré à la fin du camp d'entraînement que le Canadien comptait 26 joueurs capables de jouer à Montréal?