Citation
Le code du travail va être réécrit en quelques heures à l'Assemblée nationale, le 27 novembre et le 4 décembre.
Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l'avenir sans repasser par le Parlement.
Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d'autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l'éducation, marins, dockers.
Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l'égard du marchandage du prêt de main-d'oeuvre
Les moyens de contrôle de l'inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d'information de l'employeur (registres, affichage).
On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs.
Les prud'hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse.
Le droit de grève a été introduit dans la partie «négociation collective» alors que c'est un droit constitutionnel non négociable.
Tous les professionnels : syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats signent des pétitions, des appels contre ce massacre. [...] Ce qui est effrayant, c'est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat.
Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1 890. Il y avait 1 891 articles de loi, il y en a 3 652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l'avenir sans repasser par le Parlement.
Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d'autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l'éducation, marins, dockers.
Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l'égard du marchandage du prêt de main-d'oeuvre
Les moyens de contrôle de l'inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d'information de l'employeur (registres, affichage).
On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs.
Les prud'hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse.
Le droit de grève a été introduit dans la partie «négociation collective» alors que c'est un droit constitutionnel non négociable.
Tous les professionnels : syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats signent des pétitions, des appels contre ce massacre. [...] Ce qui est effrayant, c'est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat.
Gérard Filoche inspecteur du travail
http://www.liberation.fr/rebonds/293225.FR.php