<h4 style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">Qu’est-ce que le sport ?</h4>
Beaucoup de cyclistes professionnels mentent et trichent. Sont-ils les seuls à le faire dans le monde du cyclisme professionnel ? Des organisateurs de courses, des directeurs sportifs, des managers, des journalistes ne mentent-ils pas ?
Des journalistes ne se sont-ils pas soumis à la loi du silence autour du dopage pour pouvoir continuer leur métier car le fait de dénoncer, pour un journaliste ou un cycliste, signifiait la mise à l’écart du milieu du cyclisme professionnel ?
N’y a-t-il pas des boucs émissaires, des têtes de Turc (Vinokourov, Rasmussen…), qu’on lynche allègrement, dont on discrédite tout le palmarès, sur base de liens qu’on n’applique pas à d’autres ?
Sanctionner n’est pas lyncher. Des journalistes n’ont-ils jamais enfreint la présomption d’innocence pour vendre leur produit ?
N’y a-t-il pas deux poids deux mesures ? Pourquoi n’affiche-t-on pas pour Diego Armando Maradona, qui semble ne s’être jamais repenti de sa « Main de Dieu » — le ballon qu’il propulse dans les buts à l'aide de la main en quart de finale remportée contre l’Angleterre à la Coupe du monde 1986 — le même mépris que pour Rasmussen ?
Que chacun s’interroge sur son propre rapport dans la vie à la triche et au mensonge. Comment un footballeur qui commet et simule des fautes se comporte-t-il dans la vie ? Combien d’insultes sur les terrains de foot ? Combien d’idolâtres de footballeurs coupdbouleux ?
Accompagnant l’idolâtrie : les huées. Le silence sur le dopage puis « haro sur le poulet » (Rasmussen) (titre du journal Libération, http://www.liberation.fr/actualite/sports/269313.FR.php). Un internaute a écrit que, toutes proportions gardées, les invectives contre Rasmussen ne sont pas « sans évoquer l'attitude de certains Français à la fin de la guerre qui, après être restés très passifs pendant 5 ans, ont tondu, voire lynché, des femmes à la Libération » (Sylvain, http://www.liberation.fr/php/pages/pageRea...pp=&next=60).
Maradona et sa « Main de Dieu », Zidane et son coup de boule suscitent-ils le même mépris que Rasmussen ? Qu’en est-il chez les journalistes ?
Que les journalistes sportifs refusent, d’une part, la ferveur, qui mène à l’idolâtrie, d’autre part, le pamphlet injurieux, qui crée des têtes de Turc, des boucs émissaires, qui mène au lynchage.
Qu’ils appliquent le même traitement à tous, pas de « deux poids, deux mesures ».
Qu’ils ne servent pas la méthode « du pain et des jeux »
Des journalistes ne se sont-ils pas soumis à la loi du silence autour du dopage pour pouvoir continuer leur métier car le fait de dénoncer, pour un journaliste ou un cycliste, signifiait la mise à l’écart du milieu du cyclisme professionnel ?
Jacques Sondron, dessinateur de presse, au “ Journal du mardi ”, à la question « Pourquoi, contrairement aux “politiques”, rit-on si rarement des sportifs […] ? » :
« D’une part, je pense que les sportifs en général n’ont que très peu d’autodérision. Les journalistes sportifs, quant à eux, dépendent entièrement du bon vouloir des sportifs et donc, souvent, les protègent et ménagent leur ego. D’autre part, le public n’aime pas que l’on se moque de ses idoles. » (http://www.journalvachefolle.net/article-608.html).
Pierre Eyben, dans le “ Journal du mardi ”,“ Expatriation fiscale : Johnny et Justine, citoyens attristants mais icônes médiatiques intouchables ” :
« […] Justine Henin-Hardenne a pris cette décision [de l’expatriation fiscale] après avoir, durant de longues années, largement bénéficié des structures d’encadrement publiques mises en place par la Communauté française de Belgique. […] Johnny Hallyday et Justine Henin-Hardenne sont des exemples symboliques vu leur immense popularité mais ils ne sont pas les seuls à délaisser la solidarité pour augmenter encore leur train de vie. […] Le ton particulièrement “ compréhensif ” de nombre de médias est révélateur du pacte tacite qu’immigrés fiscaux célèbres et médias semblent avoir passé. Un prime-time avec Johnny ou une finale de Grand-Chelem avec Justine, cela fait de l’audience et il serait fâcheux de froisser ces vaches à lait médiatiques. Tout comme les commentateurs sportifs oublient judicieusement le passé trouble de nombreux cyclistes une fois revenu le temps du Tour de France (la réhabilitation éclaire du dopé à l’insu de son plein gré Virenque fut révélatrice), tout comme mille excuses furent invoquées pour un coup de boule, il est de bon ton qu’ils n’évoquent pas l’incivisme des idoles expatriées. » (http://www.journalvachefolle.net/article-607.html).
Il s’agit d’aimer le sport, pas d’idolâtrer tel footballeur, tel tennisman, telle tenniswoman, pas de dénigrer tel/telle autre. Pas de faire d’un footballeur le porte-drapeau d’un troupeau. « Sport », « sportif » signifie « loyal ».
Qu’est-ce que le sport ? « Où est l'intérêt de faire tout ça pour un cycliste ? Gagner de l'argent ? Être populaire ? En se disant j'ai gagné le Tour... sans me faire prendre ? Où est l'estime de soi là-dedans ? » (Charles, http://www.liberation.fr/php/pages/pageRea...pp=&next=60)
Le cyclisme professionnel ne reflète-t-il pas notre société ?