Version complète : Le Grenelle de l'environnement
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Belizarius
Premières tensions au Grenelle de l'environnement


LE MONDE | 11.09.07 | 16h04 • Mis à jour le 11.09.07 | 21h19

CITATION
Les participants au processus de consultation du Grenelle de l'environnement s'accordent au moins sur un point : l'exercice est profitable. De vieux adversaires échangent leurs arguments en direct, les débats sont consistants, les propositions fusent. On en recense environ un millier.

Certaines mesures consensuelles émergent, et plusieurs groupes de travail s'accordent sur les objectifs visés. Cependant, les divergences s'affirment de plus en plus sur les moyens de les atteindre. Et l'écart se creuse entre les différents groupes. Si certains avancent bien (sur le climat, la biodiversité, les institutions, l'économie), d'autres semblent en situation de blocage (sur l'agriculture ou la santé et l'environnement).


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Belizarius
Le "Grenelle de l'environnement" envisage de nouvelles taxes vertes

LE MONDE | 19.09.07 | 15h13 • Mis à jour le 19.09.07 | 15h14

CITATION
Combien d'argent faut-il pour mener une politique de lutte contre le réchauffement climatique à la hauteur des enjeux ? Quelles mesures contraignantes faut-il prendre pour transformer les comportements des entreprises, des ménages ? Et qui paiera ? Jusqu'à présent, Jean-Louis Borloo s'est bien gardé de s'engager sur ce terrain. Un des plus sensibles parmi ceux que défriche depuis des semaines le "Grenelle de l'environnement", la consultation nationale qui doit redéfinir la politique écologique de la France. Car si le ministre se plaît à répéter que la victoire contre le réchauffement sera beaucoup affaire de petits gestes, ce qui émerge des discussions montre au contraire qu'une action volontariste devra s'appuyer sur une nouvelle fiscalité écologique, pénalisant les activités fortement émettrices de gaz à effet de serre.


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nostressssss
les eco taxes sont deja largement utilisées en allemagne ... pour exemple les consignes sur toutes les bouteilles en plastic ....
transporteur
Les graosses entreprises du cac 40 polluantes paieront elles aussi cette taxe ? j en doute hélas.
Chameaulo
CITATION(nostressssss @ jeudi 20 septembre 2007 à 12:02) *
les eco taxes sont deja largement utilisées en allemagne ... pour exemple les consignes sur toutes les bouteilles en plastic ....

J'me souviens de l'époque des consignes sur les bouteilles en verre. Tous les mercredis j'aidais ma grand-mère à les porter au magasin. C'est un chouette souvenir, dommage qu'il n'y ait pas plus d'initiative de ce genre. sad.gif
kyrilluk
Je suis contre les tax parce qu'elles visent toujours les plus pauvres. Par exemple, avec cette taxe sur les vols, est ce que vous croyez que cela va decourager les gens ayant de la tune de prendre l'avion? Par contre, les classes moyenne et les classes pauvres, ce sont eux qui sont toujours les premieres victimes de ce genre de mesures.

Et personnellement, je trouve particulierement immorale de taxer les pauvres pour que les riches puissent polluer en toute impunite. Mais bon, je suis probablement vieux jeu.. thumbdown.gif
sousene
S'est ce qui se passe sur tous les types de ampoules ( eclairages ), ce ne sont ni les constrcuteurs, ni les entreprises qui payent, mais le particulier.
j-luc
Oh s'ils envisagent des taxes, alors il y a toutes les chances que cela aboutisse. Quand il s'agit de faire payer le quidam...............
Marie77
Tout à fait d'accord les écolos n'ont jamais su proposer des mesures concrètes ou les mettre en application......des taxes , des taxes, c'est le seul points sur lequel ils soient d'accort ...quand au devenir des dites taxes......
Belizarius
OGM, le «gel» de Borloo jette un méchant froid

La déclaration du ministre sur les transgéniques a parasité les débats.
Par ALAIN AUFFRAY et GUILLAUME LAUNAY
Libération samedi 22 septembre 2007


CITATION
Après la TVA, les OGM ? Ecarté de Bercy pour avoir, en pleine campagne législative, évoqué la TVA sociale, Jean-Louis Borloo a mis le feu à son Grenelle de l’environnement en s’avançant imprudemment sur le dossier des cultures transgéniques. Un incendie qu’il a tenté d’éteindre en catastrophe, vendredi après-midi sur LCI.
Belizarius
Le consensus fait défaut sur de grands dossiers

LE MONDE | 27.09.07 | 08h48 • Mis à jour le 27.09.07 | 20h00

Fini de rêver ? Au moment de dresser le bilan de la première étape du Grenelle de l'environnement, les ONG pointent les désaccords persistants entre les différents groupes réunis autour de la table des négociations depuis le 6 juillet. Ces désaccords, nombreux, sont loin de porter sur des points de détail.
Belizarius
Grenelle de l'environnement : Corinne Lepage espère "des avancées plus ambitieuses"
LEMONDE.FR | 28.09.07 | 15h50 • Mis à jour le 01.10.07 | 17h36

Lors d'un chat sur Le Monde.fr, la présidente du mouvement Cap 21 estime qu'"il y a incontestablement un risque de s'en tenir à ce qui est consensuel et d'écarter du débat les questions qui fâchent : le nucléaire, les incinérateurs, les OGM ou les autoroutes."
Belizarius
Grenelle de l'environnement: Nicolas Hulot pour un débat sur le nucléaire
AFP - il y a 32 minutes

PARIS, 3 oct 2007 (AFP) - Nicolas Hulot a souhaité mercredi un "débat de fond" sur l'énergie, en estimant qu'on ne pouvait "pas passer au forceps" sur le nucléaire lors du Grenelle de l'environnement.

"Dans une démocratie digne de ce nom, sur le nucléaire, on ne peut pas passer au forceps", a-t-il déclaré sur France Inter. "On n'est pas à un an près, et un an, en déléguant aux députés et sénateurs un débat de fond sur l'énergie, je pense que c'est une manière rationnelle de ne pas se traîner ces choix comme un boulet pendant des années", a estimé l'animateur écologiste.
Belizarius
Les parlementaires entendent peser sur les négociations du Grenelle de l'environnement
LE MONDE | 03.10.07 | 15h09 • Mis à jour le 03.10.07 | 15h09

Citation
Ce n'est un secret pour personne : les débats organisés le mercredi 3 octobre à l'Assemblée nationale et le jeudi 4 octobre au Sénat ont pour objectif principal d'apaiser les nombreux parlementaires mécontents d'être tenus à l'écart du Grenelle de l'environnement. Seuls neuf sénateurs et six députés (sur 300 personnes) ont participé - en général en tant qu'élus locaux - aux groupes de travail qui ont rendu leur copie le 27 septembre. A l'exception des sénateurs Marie-Christine Blandin (Verts, Nord) et Jean-François Legrand (UMP, Manche), qui ont animé la réflexion sur la biodiversité, les élus ont été absents des débats. Les deux assemblées, plus habituées à discuter en amont des projets de loi avec les cabinets ministériels, ont été contraintes de constituer des groupes de suivi pour se tenir au courant.
Belizarius
La droite reste réservée sur les idées émises au Grenelle de l'environnement
LE MONDE | 05.10.07 | 15h00 • Mis à jour le 05.10.07 | 15h00

Citation
Les rôles ont parfois semblé s'inverser, lors des débats sur le Grenelle de l'environnement, mercredi 3 octobre à l'Assemblée nationale et jeudi 4 au Sénat. Le gouvernement a reçu des encouragements - teintés de scepticisme - à gauche, tandis que la droite, tout en affichant son soutien, a multiplié les mises en garde. "Nous avons un intérêt économique à devenir les champions de l'environnement", a affirmé le président du groupe UMP de l'Assemblée Jean-François Copé, tout en rejetant les "fausses bonnes idées, comme la réduction de 10 km/h de la vitesse sur les routes". "Agriculteurs, industriels, automobilistes, consommateurs, nous avons commencé à prendre conscience de ce que nous devons faire individuellement, il serait terrible de prendre des sanctions, alors que les mentalités sont en train d'évoluer", a-t-il lancé.
Belizarius
Le contre-Grenelle et les écolo-tartuffes
Par A. Gd. (à Lyon)
Libération: lundi 8 octobre 2007


Citation
Organisé par le Mouvement de la décroissance, le contre-Grenelle a réuni samedi à Lyon plus de 700 militants antinucléaires et altermondialistes, ainsi que des représentants de la confédération paysanne et de la LCR. Objectif : proposer des solutions plus radicales (moratoire sur les OGM ou les autoroutes) que celles attendues du Grenelle officiel qualifiées d’ores et déjà de «gadgets». Vincent Cheynet, de la revue la Décroissance, a ainsi fustigé les «écolo-tartufes», citant Nicolas Hulot et les Verts à qui il reproche «de tomber dans le panneau de l’instrumentalisation de l’écologie politique».
Marie77


Alors le "Grenelle de l'environnement" un énorme flop? ou la montagne accouche d'une souris?
carnifex
Citation (Marie77 @ lundi 08 octobre 2007 à 19:12) *
la montagne accouche d'une souris?



Probablement.
saint thomas
Le politologue Paul Ariés analyse le Grenelle;

"une poignée de multinationales et quelques groupes de pression conservateurs et libéraux trés puissants ont décidé de monter à l'assaut de l'écologie conscient que le créneau va devenir l'enjeu de ce siécle.

Les ONG et assocs écolos étant les seules voix prises au sérieux par l'opinion sur l'environnement , il était urgent de les embrasser pour mieux les étouffer.

La méthode ? Division du milieu militant par le débauchage systématique de leurs leader, sélection d'ONG innofensives.

Ainsi Stéphane Lhomme raconte comment les 9 ONG sélectionnées pour aller au Grenelle ont été sélectionnées par le gouv.
Véronique Gallais , présidente d'Action consommation , en a fait les frais , elle milite pour que cesse les iradiations des aliments pour permettre les transports longue distance , tous ceux qui ont évoqué la chose , on été exclus.

Certains autres intervenants écolos (nature et progrés , Criirad ...) ont fait la même conclusion: le Grenelle va surtout permettre aux entreprises pollueuses de se prétendre championne de l'ecologie.

Source le canard
Belizarius
Je regroupe avec le sujet sur le Grenelle de l'environnement, histoire d'éviter la dispersion des débats smile.gif
Belizarius
Grenelle de l'environnement : le gouvernement présente la trame de la négociation finale

LEMONDE.FR | 10.10.07 | 19h58 • Mis à jour le 10.10.07 | 20h17

Citation
Il était attendu depuis le 5 octobre. Le ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (Medad) a finalement transmis le 10 octobre aux parties prenantes des négociations du Grenelle de l'environnement le document qui servira de "trame à la négociation finale". Il indique que cette "table ronde" aura lieu les 24 et 25 octobre et que "le président de la République la conclura". Elle aura pour but "d'extraire des mesures concrètes (...), des propositions très riches émises par les groupes de travail" et "d'arbitrer les sujets autour desquels se cristallisent les oppositions les plus vives".
Belizarius
La Commission vigilante face au "Grenelle"
LE MONDE | 17.10.07 | 13h53 • Mis à jour le 17.10.07 | 13h54
BRUXELLES BUREAU EUROPÉEN


Citation
Plutôt satisfaites, mais sur leurs gardes, les autorités européennes suivent de près les travaux du Grenelle de l'environnement. Stavros Dimas, commissaire européen en charge du secteur, se réjouit de la "qualité" du processus : "Il s'agit d'un effort à prendre très au sérieux, cela va permettre à la France d'afficher une démarche volontariste dans un domaine où l'Union européenne se veut elle-même en position de pointe", indique-t-on dans son entourage.
Belizarius
Les agriculteurs divisés sur le Grenelle de l'Environnement et les OGM

Par Christian CHARCOSSEY AFP - Mercredi 17 octobre, 19h18

Citation
PARIS (AFP) - Les agriculteurs restent fortement divisés sur le Grenelle de l'Environnement, notamment sur la question des OGM (organismes génétiquement modifiés), à une semaine de la table-ronde finale, phase ultime de ce forum qui a agité les campagnes françaises.

"Les paysans sont et resteront les premiers écologistes du pays", a affirmé mercredi le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer, se disant satisfait que les agriculteurs n'aient pas été mis au banc des accusés lors des débats du Grenelle de l'Environnement.
Stein
Je vous livre un entretien réalisé entre le magazine Télérama et le paysagiste/ingénieur/enseignant Gilles Clément, un ami proche et dont je souscris totalement à l'analyse, aussi pessimiste soit-elle. sad.gif

http://www.telerama.fr/monde/20411-il_est_..._economique.php

Propos recueillis par Weronika Zarachowicz

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Ne lui dites surtout pas qu'il est courageux. Gilles Clément vous réplique qu'il est « juste un artiste, libre de donner son opinion » . Son opinion, il l'a dite haut et fort le 7 mai dernier, au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy : ce jour-là, le jardinier-poète-voyageur, créateur du parc André-Citroën ou du jardin du musée du Quai Branly, annonçait qu'il rompait tous ses contrats avec l'Etat. Motif : dénoncer « un projet de société qui nous engage tous dans la destruction de la planète ». Sacrément radical dans un paysage français plutôt assoupi… Cinq mois plus tard, en plein Grenelle de l'environnement, vaste négociation initiée par les associations écologiques et orchestrée par le gouvernement, Gilles Clément persiste et signe.

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Aujourd'hui, où en êtes-vous ?

Les agissements du gouvernement n'ont fait que renforcer ma position. Nous sommes face à un projet ultralibéral qui favorise la santé des entreprises plutôt que la santé humaine, mené par un président ouvertement fasciné par le modèle américain. Le modèle même qui menace le plus la vie, la diversité, la société, la démocratie sur la planète.
Nous savons très bien où cela nous mène, ce serait de la mauvaise foi de prétendre le contraire : il suffit de voir comment les Américains vivent, comment on les précarise tout en laissant entendre qu'il n'y a pas de chômage. Nicolas Sarkozy a clairement porté ce message devant les Français, qui l'ont entendu et se sont prononcés en sa faveur. Ainsi va la démocratie. Mais, en ce qui me concerne, je ne veux plus cautionner ce système, qui dévaste notre planète et détruit des populations entières. Et je considère qu'agir avec le gouvernement, de manière directe ou indirecte, c'est de la collaboration. Alors j'organise ma résistance, à ma façon.

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Vous y allez fort !

Je reprends les mots de la guerre car j'estime que la situation est aussi grave. Voire plus, dans la mesure où le désastre écologique et social atteint aujourd'hui des dimensions planétaires, alors que la dernière guerre mondiale, elle, est restée localisée. Entendons-nous bien : il ne s'agit pas d'une position de résistance à Nicolas Sarkozy lui-même, mais à ce capitalisme financier qui nous broie peu à peu. Et qui pollue l'eau, détruit la diversité et la vie.
Je pense par exemple à cette invention monstrueuse qu'est la mise en Bourse du droit à polluer. Et qui permet à une entreprise, quand elle a trop pollué, d'acheter à une autre entreprise, moins polluante, un droit à polluer. L'an dernier, comme l'hiver a été doux, les industries émettrices de CO2 ont beaucoup moins consommé d'énergie. Elles ont moins pollué, et ont donc moins acheté de droits à polluer, si bien que les actions en Bourse ont chuté et que les actionnaires sont mécontents. Conclusion : pour gagner de l'argent, il faut polluer ! Je trouve gravissime que notre société ait pu en arriver là.


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Vous ne croyez pas au Grenelle de l'environnement ?

Cela fait partie de la grande tricherie. Nicolas Sarkozy va parvenir à faire exactement ce qu'il veut, en ayant obtenu l'assentiment des ONG et des syndicats, auxquels il aura promis beaucoup de choses… qu'il ne tiendra pas. Je ne pense pas qu'il s'agisse de sa part d'une prise de position en toute conscience. Pas question pour lui de revenir sur notre mode de vie, d'abandonner notre logique boursière, nos 4x4 et notre égoïsme.
Or il est illusoire de penser qu'on va résoudre cette crise écologique sans changer de système économique. Le capitalisme financier est fondamentalement destructeur. Et il n'a même pas besoin de la démocratie pour exister, la Chine en fait la preuve ! Tant qu'on n'aura pas changé ces fondamentaux, on n'avancera pas. Tout le reste sera de la poudre aux yeux, avec quelques résultats, habiles et ultra médiatisés. De petites concessions, comme diminuer la vitesse de circulation des voitures ou faire couler moins d'eau sous la douche.
Bref, un écologisme mondain qui permet de cautionner le système. Et qui refuse de débattre des vraies questions, comme l'aménagement du territoire, la remise en question de la voiture et des systèmes de circulation. Le symbole le plus frappant, ce sont les biocarburants, présentés comme une solution, alors qu'il s'agit d'une aberration écologique. Leur culture exige d'immenses surfaces qui viennent en destruction absolue de la diversité. Il faut les engraisser avec des tonnes de pesticides et d'eau. Et, au final, ils polluent à peine moins que les carburants traditionnels. En réalité, ils n'ont pour but que de maintenir l'activité de quelques lobbies, automobiles en particulier.


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Ne sous-estimez-vous pas les ONG, les syndicats et l'opinion publique aussi, dont la sensibilité environnementale est de plus en plus aiguë ?

Quelque chose va forcément sortir de ce Grenelle, il y va de la crédibilité de ce gouvernement. Mais cela se serait fait dans tous les cas ! Toutes les mesures dont on parle aujourd'hui auraient été adoptées, tôt ou tard, sous la pression de l'Europe. Au mieux, nous allons rattraper notre retard sur nos voisins européens.


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C'est un premier pas, non ?

Certes, mais je regrette qu'on y aille comme ça, par petits bouts. Alors qu'il y a de quoi construire une vraie politique, avec un projet économique cohérent, sur l'environnement et la société. Or personne n'en parle, à l'exception des Verts et, dans une moindre mesure, de José Bové. Peut-être est-ce trop tôt dans l'histoire de la France ? Le problème est que ça risque d'être trop tard pour la planète.


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C'est plutôt inédit d'entendre un paysagiste prendre des positions politiques ?

Depuis trente ans, on me dit : « C'est bien ce que vous faites, ces beaux jardins… » Mais, pour moi, être jardinier a toujours eu une dimension politique, même si c'est la première fois que je l'affirme aussi nettement. Il faut en revenir à l'étymologie du mot « jardin », qui vient de « Garten », autrement dit un enclos dans lequel on protège le meilleur. Le meilleur des plantes. Le meilleur de l'espace, de la lumière, de l'art de vivre. Le meilleur de la pensée : c'est un lieu de méditation, de discussion.
Ce « meilleur » a été protégé, valorisé, scénographié à travers les siècles de façons extrêmement variées. A un moment donné, on a estimé qu'il fallait mettre en valeur l'eau : c'est le cas des jardins hispano-mauresques, depuis la Perse jusqu'à Grenade au XVe siècle. Mais il y a aussi le jardin classique, au XVIIIe siècle, qui met en scène l'horizon et où il est question de domination, de maîtrise totale de l'environnement. Ou le jardin romantique, au XIXe siècle, qui magnifie la nature en l'idéalisant et l'encadre comme un tableau.
Aujourd'hui, quel est notre « meilleur » ? La diversité et la vie, dans sa fragilité. Nous voilà brutalement conscients de la finitude écologique de la planète. C'est donc ça, le jardin : protéger la vie, l'exploiter – car on y est obligés –, mais sans la détruire. C'était tout le message du « jardin planétaire », que j'ai exposé à la Villette en 1999.


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Vous avez récemment imaginé un « jardin politique », un jardin d'orties. Qu'entendez-vous par là ?

Je l'ai conçu dans un contexte particulier, juste après les élections, en juin 2007, dans le cadre d'une biennale artistique consacrée à la « sagesse du jardinier », à Melle, dans les Deux-Sèvres. Une ville très étrange, dirigée pendant des années par un maire remarquable qui a planté un arboretum unique en France : des rues, une ancienne voie ferrée ont été transformées en promenades et truffées d'arbres rares.
J'ai décidé d'y faire un jardin à double thématique. Un jardin d'eau d'une part, où l'eau est purifiée par les plantes, pour pointer que partout en France, mais spécialement dans les Deux-Sèvres et en Bretagne, l'eau est totalement polluée par les traitements agricoles, industriels et domestiques. Et un jardin d'orties également, où l'on fabrique du purin d'orties, un soin curatif pour les plantes, que l'on distribue gratuitement tous les vendredis. Ce qui est totalement illégal. Car nous sommes sous le coup d'une loi inique, selon laquelle il est interdit d'utiliser des produits « non homologués », autrement dit tous ceux qui se vendent sous l'appellation « bio » ou sur les petits marchés. A moins d'une autorisation, qu'il faut payer 25 000 euros, ce que ne peuvent pas faire les artisans. Si on passe outre, si on commercialise le purin d'orties ou qu'on publie des livres sur le sujet – comme l'éditeur Bernard Bertrand –, on risque 25 000 euros d'amende et deux ans de prison (1) ! C'est encore un exemple de cette politique française qui vise à favoriser les grands lobbies et à interdire le petit artisanat, sur un marché du bio de plus en plus convoité par les grandes firmes.


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D'où vient cette radicalité ?

La nature et le jardinage m'ont appris à observer. A constater, par exemple, que les insectes constituent un maillon-clé dans la chaîne du vivant. Et que tuer un insecte revient à tuer le jardinier aussi. Cela a même failli m'arriver en traitant un rosier ! J'étais adolescent, et mon père m'avait demandé de pulvériser un insecticide contre les pucerons : une poudre KB. L'engin m'a explosé à la figure comme un bazooka, la poudre est rentrée dans la blessure et je suis resté dans le coma pendant vingt-quatre heures. Je n'ai plus cessé de me questionner depuis : qu'est-ce donc que ce jardinage-là, sinon une pratique qui sert à faire prospérer une industrie qui n'a rien à voir avec la nature ? On en a chaque jour de nouvelles preuves, comme avec la disparition progressive des abeilles, fragilisées par l'accumulation des produits de traitement, une catastrophe majeure. Mais on refuse encore d'en mesurer la gravité, notamment parce que la France est un des plus gros consommateurs d'insecticides, et que les lobbies ne veulent pas lâcher prise.


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Dans vos jardins, l'esthétique passe après le politique ?

La recherche purement esthétisante peut être intéressante. Mais cela reste de l'ornementation. Pour moi, un jardin doit d'abord répondre à une préoccupation de l'époque, illustrer une position de l'homme face à la nature. J'avais d'ailleurs sous-titré mon exposition de la Villette, consacrée au jardin planétaire : « projet politique d'écologie humaniste ». Une manière de dire que nous sommes tous embarqués sur un même équipage, que nous sommes tous liés – micro-organismes, insectes, oiseaux, êtres humains… Et qu'en tant que passagers de la Terre nous sommes obligés d'en devenir les jardiniers. Nous n'avons plus d'autre choix pour nous maintenir en vie que de penser à l'eau potable, à la manière d'obtenir de l'énergie, à la façon de nous nourrir.


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Jardiner, c'est une éthique ?

Est jardinier tout être qui prend soin de la vie car il en est tributaire. Quelqu'un qui n'a jamais mis les mains dans la terre peut s'avérer un excellent jardinier planétaire parce qu'il aura tout fait pour protéger la vie, sa diversité et l'équilibre entre les sociétés. Je pense par exemple à Jaime Lerner, urbaniste et maire de Curitiba, au Brésil, une ville passée de 300 000 à 2,3 millions d'habitants en trente ans. Il n'est bien entendu pas jardinier au sens où on l'entend habituellement ! Mais il a imaginé une ville qui s'étend en faisant le moins de dégâts possible, avec des transports en commun quasi gratuits, des circulations en voiture malcommodes, des panneaux de signalisation aux couleurs simples pour que les gens se repèrent même s'ils ne savent pas lire… A Curitiba, le tri des déchets se fait sur la base du troc vert : tous les quinze jours, les gens rapportent les produits recyclables qu'ils ont stockés et on leur donne, en poids équivalent, des fruits et légumes du marché, invendus mais frais. Je pourrais aussi parler des faroles del saber, ces petites bibliothèques gratuites en forme de phare qu'il a fait installer en face de chaque école. Des piá, ces maisons où l'on enseigne aux enfants des favelas comment jardiner, recycler, faire du pain, fabriquer des objets à partir de matériaux recyclables... Bref, Lerner gère sa ville comme un jardin, en pensant aux humains et à tout le reste.

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Ça vous rend optimiste ?

Cette expérience est bien la preuve que c'est possible dans une grande ville et, qui plus est, dans un pays émergent. Des signes encourageants, il y en a beaucoup en France aussi, à l'échelon individuel ou à celui de ces micro-sociétés que sont les associations. Le problème est que ces énergies sont satellisées, manquent d'argent et ne constituent pas un véritable levier… Peut-être le sursaut viendra-t-il alors des jeunes générations ? C'est ce que je me dis parfois quand j'observe mes étudiants de l'Ecole du paysage. Encore faudrait-il leur offrir la formation dont ils ont vraiment besoin aujourd'hui. Comment agir sur les écosystèmes si on ne les connaît pas ? C'est bien d'enseigner la philosophie du paysage, mais il faudrait surtout multiplier les cours fondamentaux de botanique, apprendre les bases du vivant, des plantes, des insectes, des oiseaux !
Au moment où les chercheurs américains brevettent à tous crins (gènes, fragments de plantes, végétaux transgéniques ou classiques…), transformant ainsi le vivant en marchandise, en France on supprime les postes de botanistes et la recherche fondamentale s'étiole. On a fait des pas de géant dans la prise de conscience du réchauffement climatique. Quand prendrons-nous enfin conscience de l'urgence à préserver le vivant ?
usagi
first.gif thumbsup.gif il est tres bien ce gus thumbsup.gif
Stein
Citation (usagi @ vendredi 19 octobre 2007 à 03:09) *
first.gif thumbsup.gif il est tres bien ce gus thumbsup.gif


N'est-ce pas? wink1.gif

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Il est temps que je vous dise la vérité: le Stein n'est pas un militant sioniste, obsédé par diffuser la bonne parole athée de par le forum. Non, ce qui le préoccupe vraiment, et depuis très longtemps, ce sont les questions environnementales, écologiques et paysagères.

J'estime que c'est autrement plus important dans le cadre de notre devenir commun, pour l'avenir même de notre civilisation. Quand Gilles nous parle du "principe reponsabilité" qui se manifeste dans le geste de tout bon jardinier, ce ne sont pas que les paroles d'un rêveur. Ce sont des mots qu'il devient de plus en plus essentiel d'écouter.

Gilles a eu beaucoup de courage (et il paie pour cela), un courage que je n'ai qu'à moitié eu (j'ai quand même démissionné de certaines commissions dont j'étais un participant régulier, les jugeant vaines et impuissantes devant les enjeux communs). Ce qui explique en partie ma présence ici, étant donné mon récent désoeuvrement. lazy.gif

Je le regrette. Je suis hélas beaucoup plus "prisonnier du système" que lui. Je n'en suis pas dupe, mais qu'importe... sad.gif

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J'aimerais néanmoins que son engagement puisse faire autant d'émules que possible. mellow9wl.gif
j-luc
Pour aller jusqu'au bout de la pitrerie il ne reste plus qu'à faire le grenelle des grenelles.
Belizarius
Environnement : le gouvernement rassure l'UMP

LE MONDE | 18.10.07 | 15h02 • Mis à jour le 18.10.07 | 15h02

Citation
Les lignes bougent", se rassurait-on dans l'entourage de Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie, à l'issue du "séminaire de travail" auquel il avait été convié, mercredi 17 octobre à l'Assemblée nationale, par les députés du groupe UMP. Depuis plusieurs semaines, les élus de la majorité ne cessaient d'exprimer leurs réserves, voire leur hostilité, sur la démarche mise en oeuvre à l'occasion du "Grenelle de l'environnement" et les propositions en émanant. "Il était capital que le groupe rentre dans le jeu, sinon on allait vers des malentendus", admet son président, Jean-François Copé.
saint thomas
Citation (Stein @ vendredi 19 octobre 2007 à 03:41) *
Citation (usagi @ vendredi 19 octobre 2007 à 03:09) *
first.gif thumbsup.gif il est tres bien ce gus thumbsup.gif


N'est-ce pas? wink1.gif

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Il est temps que je vous dise la vérité: le Stein n'est pas un militant sioniste, obsédé par diffuser la bonne parole athée de par le forum. Non, ce qui le préoccupe vraiment, et depuis très longtemps, ce sont les questions environnementales, écologiques et paysagères.



Pendant un instant j'ai cru que ton vrai nom était Delon. tongue.gif
Je suis tout à fait d'accord avec Gilles , s'ils veulent des réponses qu'ils invitent Greenpeace , ils ont des spécialistes pointus sur certains sujets.
Belizarius
Biodiversité: la France face à ses responsabilités
Par Cécile Roux AP - il y a 58 minutes
Citation
PARIS - Moins évidente à saisir que le phénomène du changement climatique, la perte de biodiversité présente pourtant les mêmes risques pour l'humanité. Pour les défenseurs de l'environnement, le Grenelle doit donc constituer l'occasion de mettre l'ensemble des acteurs en ordre de bataille et de prendre des mesures fortes pour stopper l'érosion de la bioversité, un objectif qui ne devrait pas être atteint d'ici 2010 comme la France s'y était engagée.


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Grenelle de l'environnement: Sarkozy au pied du mur écolo
Par Christine Ollivier AP - il y a 59 minutes
Citation
PARIS - "Le temps est à l'action" en matière de protection de l'environnement, proclamait Nicolas Sarkozy à peine arrivé à l'Elysée. Alors que l'heure est désormais, avec la tenue du Grenelle de l'environnement, à la concrétisation de ces promesses, les associations écologiques ne cachent pas un certain scepticisme.
Belizarius
Cinq minutes dans le noir pour la planète

LEXPRESS.fr
L'Alliance pour la planète appelle les Français à éteindre les lumières entre 19h55 et 20h. Une façon pour le collectif de symboliser "l'engagement de tous" en matière d'écologie.


Citation
Pour "envoyer un signal fort au Grenelle de l'environnement", l'Alliance pour la planète, un collectif écologiste, demande à tous les Français d'éteindre la lumière chez eux et dans les bureaux ce soir, entre 19h55 et 20h00.
Belizarius
Grenelle de l'Environnement : deux jours pour définir la politique écologique de la France

LE MONDE | 24.10.07 | 08h43 • Mis à jour le 24.10.07 | 10h08

Citation
Pendant deux jours, mercredi 24 et jeudi 25 octobre, le ministère de l'écologie de Jean-Louis Borloo, situé sur le boulevard Saint-Germain à Paris, prendra des allures de ruche. La table-ronde finale du Grenelle de l'environnement réunira les représentants des cinq collèges engagés depuis juillet dans cet exercice de concertation inédit : l'Etat, les collectivités locales, les organisations non gouvernementales écologistes, le patronat et les syndicats. L'objectif du Grenelle, promis par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, est de redéfinir les grands axes de la politique écologique de la France.
sekhmet
J'ai lu ce petit article ce matin avec 50 propositions, certaines sont intéressantes.

50 mesures pour l'environnement
usagi
whistling1.gif et la montagne accouchera d'une souris anorexique biggrin.gif
Belizarius
"Taxe carbone" : Jean-Louis Borloo renvoie la décision à Nicolas Sarkozy

LEMONDE.FR | 24.10.07 | 16h08 • Mis à jour le 24.10.07 | 20h39

Renforcer l'efficacité énergétique des bâtiments
Geler les nouveaux investissements routiers et aéroportuaires

ONG et syndicats se divisent sur la "taxe carbone"

Citation
La décision d'instaurer ou non une "taxe carbone" sur les produits les plus nocifs pour le climat a été laissée à l'arbitrage du président Nicolas Sarkozy, faute d'accord, ont indiqué mercredi 24 octobre les associations qui participent au Grenelle de l'environnement. L'issue de cet arbitrage devrait être connue jeudi.


Belizarius
Dominique Voynet inquiète de l'avenir des mesures annoncées lors du Grenelle de l'environnement
AP - il y a 45 minutes
Citation
PARIS - Dominique Voynet redoute une éventuelle "répartition des rôles" au sein de la majorité UMP qui aboutirait à neutraliser les effets attendus du Grenelle de l'environnement qui s'achève ce jeudi par l'annonce, à 16h, des mesures retenues par le président de la République.


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Grenelle de l'Environement: reprise des travaux avec le dossier OGM et les pesticides
AFP - il y a 9 minutes
Citation
PARIS (AFP) - Les négociations du Grenelle de l'environnement ont repris jeudi matin à Paris, au ministère de l'Ecologie, avec au menu deux dossiers sensibles, les OGM et la réduction des pesticides, ainsi que la part du bio dans l'agriculture.
Outre les ministres de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'Etat à l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet, le ministre de l'Agriculture Michel Barnier s'est joint aux débats. La participation de la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse, était également annoncée.


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Suite et fin du Grenelle de l'environnement avec les derniers arbitrages
AFP - il y a 1 heure 40 minutes
Citation
PARIS (AFP) - Le Grenelle de l'environnement trouve son épilogue jeudi, avec les 15 à 20 mesures structurantes arbitrées par le chef de l'Etat pour définir les contours d'une politique économique soucieuse de la nature et du climat. Evénement

Après une première journée de négociations mercredi, les deux dernières tables rondes entre les acteurs économiques et sociaux, l'Etat, les collectivités et les ONG, seront consacrées pour l'une à l'agriculture et à la biodiversité, pour l'autre à l'instauration d'une démocratie écologique.
Belizarius
Eco-pastille, bâtiment: premières percées du Grenelle de l'environnement

Par Anne CHAON et Emmanuel ANGLEYS AFP - Mercredi 24 octobre, 22h26

Citation
PARIS (AFP) - La première journée du Grenelle de l'environnement a retenu mercredi plusieurs premières mesures phares pour opérer une "révolution écologique" dans le bâtiment et les transports, dont l'éco-pastille sur les voitures, mais a buté sur la fiscalité écologique et les déchets.
Belizarius
Globalement satisfaits, politiques et associatifs restent prudents au lendemain du Grenelle
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 26.10.07 | 09h21 • Mis à jour le 26.10.07 | 10h08


Les satisfaits
Les satisfaits... mais prudents
Les sceptiques
Les mécontents


Citation
Plusieurs mois de négociations, deux jours de table ronde, et au lendemain des arbitrages rendus par le chef de l'Etat, des dizaines de réactions, des plus enthousiastes aux plus sceptiques. Scientifiques, politiques et écologistes ont globalement affiché, jeudi 25 et vendredi 26 octobre, une satisfaction prudente après l'annonce des premières mesures prises lors du Grenelle de l'environnement.


Belizarius
Borloo promet de chasser les camions des autoroutes en 2010-2011

Reuters - il y a 1 heure 1 minute

Citation
PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a assuré que les camions effectuant de longs trajets seraient obligatoirement chassés des autoroutes françaises en 2010 ou 2011 dans le cadre de la mise en oeuvre des mesures imaginées lors du "Grenelle de l'environnement".


laugh.gif
yves-1902
hé ! t'as pas l'impression de causer tout seul ? laugh.gif laugh.gif laugh.gif laugh.gif laugh.gif

(je plaisante hein !) thumbsup.gif
Belizarius
Si je confirme... mais c'est pas grave, je lis les articles et ça m'intéresse biggrin.gif
yves-1902
t'ain !!!
du combien tu chausses en casquette ?
Stein
Citation (Belizarius @ vendredi 26 octobre 2007 à 10:59) *
Si je confirme... mais c'est pas grave, je lis les articles et ça m'intéresse biggrin.gif


Ne faites pas attention à ces remarques désobligeantes, ce topic demeure très intéressant et particulièrement instructif.
L'attention que vous y portez est exemplaire.

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Maintenant, vu les résultats de ce "Grenelle", je crains qu'il n'y ait pas de quoi pavoiser. sad.gif
Je renvois à ce sujet à l'analyse de Gilles Clément, que je continue de partager même après avoir pris connaissance des mesurettes gouvernementales.

Il y a beaucoup, beaucoup de démagogie et de duplicité de la part de l'actuel président.
GMB
Citation (kyrilluk @ jeudi 20 septembre 2007 à 14:06) *
Je suis contre les tax parce qu'elles visent toujours les plus pauvres. Par exemple, avec cette taxe sur les vols, est ce que vous croyez que cela va decourager les gens ayant de la tune de prendre l'avion? Par contre, les classes moyenne et les classes pauvres, ce sont eux qui sont toujours les premieres victimes de ce genre de mesures.

Et personnellement, je trouve particulierement immorale de taxer les pauvres pour que les riches puissent polluer en toute impunite. Mais bon, je suis probablement vieux jeu.. thumbdown.gif


kirilluk, t' es malade ou quoi? huh7re.gif
fais gaffe, ces derniers temps tu vire carrément coco. shok.gif

biggrin.gif t' as raison camarade: révolution!
transporteur
Intréssant:
http://arretsurimages.net/public/romain.jpg




saint thomas
Citation (Stein @ vendredi 26 octobre 2007 à 12:59) *
Maintenant, vu les résultats de ce "Grenelle", je crains qu'il n'y ait pas de quoi pavoiser. sad.gif
Je renvois à ce sujet à l'analyse de Gilles Clément, que je continue de partager même après avoir pris connaissance des mesurettes gouvernementales.

Il y a beaucoup, beaucoup de démagogie et de duplicité de la part de l'actuel président.


Bruxelles selon mon quotidien , salue l'initiative de Sarko mais se demande pourquoi nous sommes un des pays qui vend le plus de nucléaire.
(derniérement à la Lybie)

Voynet est beaucoup plus terre à terre , elle se demande si le gouv sait où l'on va trouver le financement . Comme pour le Darfour , celui-ci n'est pas inscrit dans le budget.
usagi
whistling1.gif il est plus facile d'exonerer les riches de 8 milliard d'impots que de trouver les 800 millions que couterait la mise aux normes l'isolation thermique des HLM huh7re.gif
Belizarius
La recherche environnementale devant les défis du "Grenelle"
LE MONDE | 02.11.07 | 14h13 • Mis à jour le 02.11.07 | 14h14

Citation
Mobiliser la communauté scientifique : ce n'est qu'ainsi, selon Bernard Delay, directeur du département Environnement et développement durable du CNRS, que le Grenelle de l'environnement pourra tenir ses promesses. "Il faut maintenant lancer un grand plan de recherche, dit-il. Pour avancer, nous devons faire sauter des verrous, parfois technologiques et parfois fondamentaux. Dans tous les domaines, nous butons sur des problèmes de connaissance."
Belizarius
forum

Jean-Louis Borloo fixe les premiers rendez-vous


Mardi 27 novembre - 09:05

Il tient l'agenda : un mois après la table ronde du Grenelle de l'environnement, Jean-Louis Borloo veut dissiper le sentiment de flottement qui commence à poindre sur la mise en route des grands objectifs validés par le président de la République.



    Dans un entretien à l'AFP, vendredi 23 novembre, le ministre de l'écologie a assuré que le décret créant la Haute Autorité sur les OGM et celui imposant aux cantines publiques d'introduire 20 % d'aliments "bio" d'ici à 2010 étaient prêts et seraient publiés avant Noël.





Suite de l'article...
forum Source: LE MONDE | 26.11.07
j-luc
Un peu au-delà de la France seule.

29/11/07 L'Union européenne prépare l'après KyotoEngagée fermement dans la lutte contre le réchauffement climatique, l'Union européenne prépare l'après Kyoto dans le cadre de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique qui se tiendra à Bali du 3 au 15 décembre 2007.



Contexte
Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a été formel dans ses dernières conclusions sur l'évaluation des changements climatiques : la situation environnementale est préoccupante. "Les preuves scientifiques du changement climatique mis en évidence par le GIEC sont irréfutables et alarmantes", a déclaré Stravos Dimas, commissaire européen en charge de l'Environnement.

Du 3 au 15 décembre 2007, la réunion de Bali rassemblera les parties à la convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et celles du Protocole de Kyoto. La délégation de l’Union européenne sera conduite par la "troïka", composée du ministre portugais de l'Environnement, du ministre slovène de l'Environnement et du commissaire européen Stravos Dimas.



L'UE au centre de la lutte contre le réchauffement climatique
Depuis plus de 10 ans, l'Union européenne a mis en place une politique de lutte contre le changement climatique en devenant sur ce sujet un acteur central au niveau mondial. L'UE s'est dotée d'objectifs de réduction des gaz polluants et œuvre de manière transversale pour que les problématiques environnementales soient prises en compte dans la plupart de ses politiques. En créant en 2005 un système européen d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre (ETS), l'Union européenne a donné naissance à une législation contraignante pour la préservation de l'environnement.

La première période d'engagement du protocole de Kyoto se terminera en 2012. L'Union européenne s'est engagée à réduire d'ici là ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 8 % par rapport à 1990. En 2001, le refus des Etats-Unis de ratifier le Protocole de Kyoto a remis en question une action contraignante à l'échelle internationale. L'UE souhaite toutefois parvenir à un accord global à partir de 2012 impliquant un maximum de pays dans la lutte contre le réchauffement climatique.



Vers un accord mondial ambitieux
Stravos Dimas qui participera aux discussions à Bali, a déclaré que "l'objectif du futur accord doit être de limiter le réchauffement de la planète à 2° C au-dessus des températures de l'ère préindustrielle, afin d'éviter les effets les plus catastrophiques du changement climatique".

La Conférence de Bali doit permettre d'établir une feuille de route présentant les principales composantes des négociations que la Commission souhaite voir aboutir en 2009. Par rapport à l'évolution du climat, "la seule réaction responsable est d'intensifier les efforts planétaires afin de limiter les émissions de gaz à effets de serre" a annoncé le commissaire Stravos Dimas.

Le 30 octobre 2007, le conseil des ministres de l'Environnement de l'Union européenne a approuvé la position de l'UE en précisant huit grands axes qui devraient structurer le futur accord international :

Limitation du réchauffement de la planète à 2° C au-dessus des températures de l'ère préindustrielle.
Imposition de réductions obligatoires plus importantes des émissions absolues des pays développés.
Apport de nouvelles contributions équitables et efficaces par d'autres pays.
Renforcement et élargissement du marché mondial du carbone, y compris par des mécanismes flexibles qui soient innovants et renforcés.
Coopération accrue en matière de recherche, de développement et d'utilisation des technologies propres nécessaires à une réduction des émissions.
Intensification des efforts en vue d'une adaptation au changement climatique.
Adoption de mesures concernant les émissions dues au transport aérien et maritime international.
Réduction des émissions dues au déboisement, auquel on attribue jusqu'à 20 % des émissions mondiales de CO2.



L'UE progresse vers ses objectifs de réduction de CO2
Le rapport annuel de la Commission européenne sur les progrès accomplis en matière de réduction des émissions de CO2 présente un bilan globalement positif, même si des progrès restent à faire.

Selon les projections européennes, la réduction des émissions de l'UE15 en 2010 par rapport à 1990 devrait être de 7, 4 %, soit un peu moins que les 8 % prévus à l'horizon 2012 par le protocole de Kyoto. Cette réduction devrait être atteinte si des dispositions supplémentaires telles que des mesures forestières favorisant l'absorption du carbone de l'atmosphère sont prises d'ici là et intégralement appliquées.

Parmi ces mesures, le système européen d'échange de quotas de CO2 contribuera de manière significative à la réduction des émissions de gaz polluants. La Commission propose d'inclure le trafic aérien dans le système d'échange de quotas de l'UE à compter de 2011 et d'imposer une réduction de 10 % des gaz à effet de serre produits par les transports entre 2011 et 2020. Ces deux initiatives font actuellement l'objet de discussions au Conseil et au Parlement européen.

A noter qu'aucun objectif n'a été fixé pour l'UE27 puisqu'à l'époque de la ratification du protocole de Kyoto l'UE comptait 15 Etats membres. Tout en se rapprochant donc des objectifs fixés, l'UE doit poursuivre ses efforts pour satisfaire aux engagements de Kyoto et à ceux du Conseil européen de mars 2007 durant lequel les dirigeants européens ont assuré que l'UE réduirait ses émissions de l'ordre de 30 % par rapport aux niveaux de 1990 d'ici 2020 "pour autant que les autres pays développés consentent des efforts comparables".

Sources

Changement climatique : selon les projections, l'UE est sur la bonne voie pour atteindre l'objectif de Kyoto mais l'effort doit être poursuivi - Communiqué de presse du 27/11-07 - Commission européenne
Changement climatique : la conférence de Bali doit lancer des négociations et établir une feuille de route en vue d'un nouvel accord des Nations unies - Communiqué de presse du 27/11/07 - Commission européenne
La Conférence de Bali - Rubrique Environnement - Commission européenne
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